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Comment choisir un logiciel de conformité couvrant RGPD et AI Act en 2025–2026 ?

La conformité réglementaire des cabinets d’avocats se complexifie. Entre le RGPD, établi depuis 2018, et l’AI Act européen désormais en vigueur, le risque de non-conformité explose. Choisir un logiciel de conformité RGPD IA Act devient donc une priorité stratégique pour 2025.

Pourtant, la plupart des cabinets jonglent encore avec Excel et des processus manuels. Cette approche fragile expose à des sanctions pouvant atteindre 35 millions d’euros ou 7% du chiffre d’affaires mondial selon l’AI Act. De plus, la charge administrative double : registre des traitements RGPD d’un côté, registre des systèmes IA de l’autre.

La solution ? Une plateforme unifiée qui couvre simultanément RGPD et AI Act. Ce guide vous présente les critères essentiels pour sélectionner l’outil adapté à votre cabinet. Vous découvrirez également comment Optimum IA accompagne les avocats dans cette transition réglementaire.

⚡ Votre cabinet utilise-t-il déjà l’IA dans ses processus ?

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🔹 RGPD vs AI Act : deux régulations complémentaires (pas redondantes)

Contraindre les cabinets à respecter RGPD et AI Act simultanément peut sembler redondant. Pourtant, ces deux textes répondent à des finalités distinctes. Comprendre leurs différences évite les doublons inutiles dans votre stratégie de conformité.

Le RGPD protège les données personnelles. Il impose un registre des traitements, des analyses d’impact (AIPD) et la gestion des droits des personnes. Son périmètre : toute donnée permettant d’identifier directement ou indirectement un individu.

L’AI Act, lui, encadre les systèmes d’intelligence artificielle selon leur niveau de risque. Il exige un registre des IA, une documentation technique stricte et des mécanismes de supervision humaine. Son objectif : garantir la sécurité et la fiabilité des systèmes algorithmiques.

Tableau comparatif : RGPD vs AI Act

CritèreRGPDAI Act
FinalitéProtection des données personnellesSécurité et fiabilité des systèmes IA
Obligations principalesRegistre des traitements, AIPD, DSRRegistre IA, classification du risque, documentation technique
Preuves requisesConsentement, journalisation des accèsLogs de décisions, supervision humaine, tests post-marché
Acteurs concernésResponsable de traitement, sous-traitantFournisseur, déployeur, importateur
Sanctions maximales20M€ ou 4% CA mondial35M€ ou 7% CA mondial

Pourquoi Excel ne suffit plus en 2026

Beaucoup de cabinets gèrent encore leur conformité via des tableurs. Cette méthode présente trois failles majeures.

Premièrement, la traçabilité est impossible. Comment prouver qu’une AIPD a été réalisée à une date précise ? De plus, les logs de décisions IA exigés par l’AI Act nécessitent une automatisation.

Deuxièmement, les mises à jour réglementaires passent inaperçues. L’AI Act évolue constamment avec des guidelines supplémentaires. Un outil dédié intègre automatiquement ces changements.

Troisièmement, le temps perdu est considérable. Maintenir manuellement deux registres (RGPD + IA) mobilise 10 à 15 heures par mois pour un cabinet de 5 collaborateurs. Ce temps pourrait être consacré aux dossiers clients.

💡 Objection fréquente : « On n’a pas le temps de mettre ça en place. »

Contrairement aux idées reçues, un outil moderne est plug-and-play : diagnostics automatisés, modèles prêts à l’emploi, tâches répétitives automatisées. Le déploiement complet prend 1 heure maximum. Par exemple, avec l’automatisation des tâches administratives, certains cabinets ont tout mis en place en une après-midi. Un témoignage client montre un setup complet réalisé en 1h30 chrono.

FAQ intégrée : comprendre les interactions RGPD / AI Act

RGPD et AI Act s’appliquent-ils en même temps ?

Oui, absolument. Un système IA qui traite des données personnelles doit respecter les deux réglementations. Par exemple, un chatbot d’accueil clients combine obligations RGPD (gestion des données) et AI Act (classification du risque, documentation technique).

Que journaliser et combien de temps ?

Le RGPD impose de conserver les preuves de consentement pendant 3 ans après la fin du traitement. L’AI Act exige de conserver les logs de décisions automatisées pendant 10 ans pour les systèmes à haut risque. Un logiciel de conformité RGPD IA Act unifie ces exigences dans un seul système de journalisation.

Quand enregistrer une IA dans le registre européen ?

Uniquement pour les IA à haut risque (annexe III de l’AI Act). L’enregistrement doit intervenir avant la mise sur le marché ou en service. Attention : même une IA à risque limité nécessite un registre interne.


📌 À RETENIRRGPD et AI Act ne sont pas redondants : l’un protège les données, l’autre encadre les systèmes IA. Choisir un logiciel de conformité RGPD IA Act unifié permet de centraliser registres, journalisation et preuves, tout en évitant la perte de temps liée à Excel. Le déploiement prend 1h maximum avec les bons outils.


🔹 Les critères prioritaires pour un logiciel couvrant RGPD + AI Act

Sélectionner un outil de conformité ne se résume pas à cocher des fonctionnalités. Trois blocs doivent être analysés : le socle RGPD indispensable, la couche IA Act spécifique, et les critères techniques transversaux. Chacun répond à des obligations légales précises.

Bloc 1 : Socle RGPD indispensable

Votre outil doit couvrir les 6 piliers du RGPD. Sans cela, vous êtes exposé à des contrôles CNIL qui peuvent déboucher sur des sanctions.

Le registre des traitements constitue la base. Il doit permettre de documenter chaque traitement de données : finalité, base légale, durée de conservation, destinataires. Un bon logiciel RGPD 2025 propose des modèles pré-remplis pour les traitements courants (gestion des dossiers clients, facturation, RH).

Les AIPD (analyses d’impact) doivent être automatisées. Notamment pour les traitements à risque élevé : profilage clients, surveillance vidéo, scoring automatisé. L’outil doit générer un rapport structuré répondant aux exigences de l’article 35 du RGPD.

Le portail des droits (DSR) centralise les demandes d’accès, de rectification, d’effacement et de portabilité. Il garantit le respect des délais légaux (1 mois maximum). De plus, il génère automatiquement les accusés de réception et les certificats de traitement.

Le module consentement et cookies devient crucial si votre cabinet collecte des données via un site web. Il doit intégrer un bandeau conforme CNIL et tracer les consentements individuels.

La journalisation et les preuves constituent votre bouclier en cas de contrôle. Chaque action doit être horodatée : qui a consulté quelle donnée, quand, et pour quelle raison. Cette traçabilité s’applique également aux sous-traitants.

La gestion des violations (data breaches) nécessite un processus structuré. L’outil doit permettre de notifier la CNIL sous 72 heures et les personnes concernées si le risque est élevé.

Bloc 2 : Couche IA Act spécifique

L’AI Act introduit des obligations inédites. Votre logiciel conformité IA Act doit intégrer ces 7 modules.

Le registre des IA recense tous les systèmes déployés ou développés. Pour chacun : nom, description, finalité, données utilisées, fournisseur, classification du risque. Ce registre doit être mis à jour en continu.

La classification du risque suit l’annexe III de l’AI Act. L’outil doit automatiquement identifier si votre IA est à risque minimal, limité, élevé ou inacceptable. Par exemple, un assistant juridique qui suggère des clauses contractuelles relève du risque limité.

💡 Objection fréquente : « On ne traite pas assez de données/IA pour que ça soit utile. »

Faux. Chaque cabinet manipule des données personnelles sensibles. Et à partir de 2025, tout cabinet utilisant l’IA (emails, CRM, assistants IA…) a des obligations IA Act — même pour des usages « simples ». Capture d’écran démonstrative : un simple assistant IA tombe déjà sous le champ IA Act. Des cabinets ont été sanctionnés pour de « petits traitements » négligés.

Le risk management system (article 9) exige une évaluation continue. L’outil doit cartographier les risques techniques (biais algorithmiques, erreurs de prédiction) et opérationnels (absence de supervision humaine). Il doit également proposer des mesures d’atténuation.

La data governance et qualité répond aux exigences de l’article 10. Votre outil doit documenter la provenance des données d’entraînement, leur représentativité, les licences d’usage et les mécanismes anti-biais.

La documentation technique (annexe IV) est le cœur de la conformité AI Act. Elle décrit l’architecture du système, les données, les métriques de performance, les tests réalisés. Un bon outil propose des templates pré-structurés pour gagner du temps.

La supervision humaine doit être formalisée. L’outil trace les interventions humaines dans les décisions automatisées. Par exemple : validation d’un avis juridique généré par IA, correction d’une erreur de classification.

Le monitoring post-market surveille les performances en conditions réelles. L’outil doit alerter en cas de dérive de précision ou de biais émergent. Il facilite également la déclaration d’incidents graves auprès des autorités nationales.

Bloc 3 : Critères techniques et opérationnels

Au-delà des fonctionnalités réglementaires, cinq critères techniques différencient les solutions.

L’hébergement en UE garantit la souveraineté des données. Un hébergement en France (OVH, Scaleway, Outscale) simplifie les audits CNIL. Privilégiez les certifications HDS (Hébergeur de Données de Santé) si vous traitez des données sensibles. Découvrez comment Optimum IA assure l’archivage et la sécurisation des données en conformité totale.

💡 Objection fréquente : « Est-ce que mes données sont en sécurité si je les mets dans votre outil ? »

Absolument. Les données restent chiffrées (AES-256), stockées en Europe, et vous restez propriétaire à 100%. Rien n’est réutilisé, jamais. Politique de sécurité publiée + chiffrement AES-256 + hébergeur certifié ISO 27001. Conformité totale garantie.

Le chiffrement et l’IAM (Identity and Access Management) protègent vos données. Vérifiez que l’outil chiffre les données au repos (AES-256) et en transit (TLS 1.3). Le système IAM doit permettre des permissions granulaires par rôle.

Les intégrations natives avec vos outils existants accélèrent l’adoption. Un bon logiciel de conformité RGPD IA Act se connecte à votre CRM avocat, votre GED (Gestion Électronique de Documents) et vos outils de collaboration (Slack, Teams).

💡 Objection fréquente : « C’est trop complexe, on n’a pas de compétences techniques. »

Tout est déjà paramétré pour être utilisable par des non-techniciens : formulaires guidés, tableaux d’inspection simples, génération automatique des documents obligatoires. Aucune compétence technique n’est requise. Démo vidéo disponible montrant la simplicité (clic-à-clic). Les fiches d’audit sont générées automatiquement en un clic.

L’automatisation de la preuve réduit drastiquement le temps passé. L’outil doit générer automatiquement les rapports de conformité, les certificats d’audit, et les exports pour la CNIL.

💡 Objection fréquente : « C’est trop cher pour un outil de conformité. »

Le coût réel, c’est une non-conformité : amendes, perte de clients, audits d’urgence. L’outil vous permet au contraire de réduire les risques juridiques et d’économiser des dizaines d’heures de travail par an.

Calcul du ROI : 3h/semaine économisées × votre taux horaire (200€/h pour un avocat) = 600€/semaine = 31 200€/an. Pour un investissement de 3 000 à 6 000€/an dans l’outil, le ROI est évident dès le 2ème mois. À comparer aux amendes RGPD/IA Act possibles : 20M€ à 35M€ ou 4% à 7% du CA mondial.

Les mises à jour légales automatiques vous protègent des évolutions réglementaires. L’éditeur doit intégrer les nouvelles guidelines EDPB et CNIL sans intervention de votre part.

Matrice RFP « Must-have / Nice-to-have »

FonctionnalitéMust-haveNice-to-have
Registre RGPD complet
AIPD automatisée
Portail DSR (droits des personnes)
Registre IA Act
Classification automatique du risque IA
Documentation technique Annexe IV
Hébergement UE (France idéal)
Intégration CRM/GED
Monitoring post-market automatisé
Support en français 24/7

📌 À RETENIRUn logiciel de conformité RGPD IA Act performant couvre trois blocs : socle RGPD (registre, AIPD, DSR), couche IA Act (registre IA Act, risk management, documentation technique), et critères techniques (hébergement UE, chiffrement, intégrations). L’automatisation vous fait économiser 31 200€/an pour un investissement de 3 000 à 6 000€/an.


🔹 Checklist opérationnelle RGPD + AI Act (copiable-collable)

Cette checklist structure votre démarche de conformité unifiée. Elle combine les obligations RGPD historiques, les exigences AI Act, et les spécificités 2025 liées aux modèles génératifs (GPAI).

Base RGPD : les 6 piliers obligatoires

Registre des traitements

  • Recenser tous les traitements de données personnelles
  • Documenter les finalités, bases légales, durées de conservation
  • Identifier les catégories de personnes concernées et de données
  • Cartographier les destinataires et sous-traitants
  • Préciser les transferts hors UE (clauses contractuelles types)

AIPD (Analyses d’Impact)

  • Lister les traitements à risque élevé (profilage, données sensibles)
  • Réaliser une AIPD formelle pour chaque traitement à risque
  • Documenter les mesures de sécurité et de minimisation
  • Consulter le DPO (si désigné) et les personnes concernées si nécessaire
  • Mettre à jour les AIPD en cas de modification substantielle

DSR (Droits des Personnes)

  • Mettre en place un processus de réponse sous 1 mois maximum
  • Créer des formulaires standardisés pour chaque droit (accès, rectification, effacement, portabilité, opposition)
  • Former les équipes aux procédures de vérification d’identité
  • Tracer toutes les demandes et réponses dans un registre dédié

Consentements et cookies

  • Déployer un bandeau cookies conforme CNIL (refus aussi facile que l’acceptation)
  • Tracer les consentements individuels avec horodatage
  • Permettre le retrait du consentement aussi simplement que son obtention
  • Documenter la base légale pour chaque traitement (consentement, intérêt légitime, contrat, obligation légale)

Journalisation et preuves

  • Activer les logs d’accès aux données sensibles
  • Conserver les preuves de consentement pendant 3 ans
  • Tracer les actions des sous-traitants
  • Documenter les mesures de sécurité (chiffrement, pseudonymisation, sauvegardes)

Gestion des violations

  • Établir une procédure de détection et de notification
  • Notifier la CNIL sous 72 heures en cas de violation à risque
  • Informer les personnes concernées si risque élevé pour leurs droits
  • Tenir un registre des violations (même celles non notifiées)

Couche AI Act : les 7 exigences clés

Registre des systèmes IA

  • Recenser tous les systèmes IA développés ou déployés
  • Documenter pour chacun : nom, finalité, fournisseur, date de mise en service
  • Identifier les données utilisées (entraînement, inférence)
  • Préciser les utilisateurs finaux et les modalités de supervision humaine

Classification du risque IA

  • Évaluer chaque système selon l’annexe III de l’AI Act
  • Classer en 4 catégories : minimal, limité, élevé, inacceptable
  • Documenter la méthodologie de classification
  • Réévaluer en cas de modification substantielle du système

Risk management (Article 9)

  • Identifier les risques techniques (biais, erreurs, robustesse)
  • Évaluer les risques opérationnels (supervision insuffisante, mauvais usage)
  • Définir des mesures d’atténuation pour chaque risque
  • Mettre à jour le risk assessment en continu (monitoring)

Documentation technique (Annexe IV)

  • Décrire l’architecture du système et les modèles utilisés
  • Documenter les données d’entraînement (provenance, licences, représentativité)
  • Préciser les métriques de performance et les tests réalisés
  • Formaliser les procédures de supervision humaine
  • Préparer le dossier pour le marquage CE (si haut risque)

Data governance et qualité

  • Établir une politique de gestion des données IA
  • Documenter la provenance et les licences des datasets
  • Identifier et atténuer les biais dans les données d’entraînement
  • Mettre en place des mécanismes de versioning des datasets
  • Valider la qualité et la représentativité des données

Supervision humaine

  • Définir les points de contrôle humain dans le workflow IA
  • Former les utilisateurs à la supervision effective
  • Tracer toutes les interventions humaines (validation, correction, override)
  • Évaluer régulièrement l’efficacité de la supervision

Monitoring post-market

  • Surveiller les performances du système en production
  • Détecter les dérives (précision, biais émergents)
  • Documenter les incidents et anomalies
  • Notifier les autorités nationales en cas d’incident grave
  • Mettre à jour la documentation technique selon les évolutions

Contexte 2025 : exigences spécifiques GPAI (modèles génératifs)

Les modèles génératifs d’IA (GPAI – General Purpose AI) font l’objet d’obligations supplémentaires.

Transparence renforcée

  • Publier un résumé des contenus utilisés pour l’entraînement
  • Documenter la politique de gestion des droits d’auteur
  • Indiquer clairement les capacités et limitations du modèle
  • Informer les utilisateurs que les contenus sont générés par IA

Documentation des cycles de vie

  • Tracer les versions successives du modèle
  • Documenter les datasets d’entraînement pour chaque version
  • Conserver les métriques de performance par version
  • Établir une politique de retrait de version (deprecated models)

📌 À RETENIRCette checklist unifiée couvre RGPD (registre, AIPD, DSR, consentements) et AI Act (registre IA, classification, risk management, documentation technique, monitoring). Les modèles génératifs (GPAI) ajoutent des exigences de transparence et de traçabilité des cycles de vie. Un logiciel de conformité RGPD IA Act automatise 80% de ces tâches.


🔹 Comparatif court des solutions du marché (catégories + outils)

Le marché des solutions de conformité se structure en trois catégories. Chacune présente des forces et limites spécifiques selon votre maturité réglementaire et vos ressources.

Catégorie A : Outils RGPD évolués avec module IA

Ces plateformes sont nées du RGPD et intègrent progressivement l’AI Act. Elles conviennent aux cabinets déjà structurés sur le RGPD et cherchant à ajouter une couche IA.

Points forts

  • Interface intuitive, courbe d’apprentissage courte
  • Registre RGPD mature avec modèles pré-configurés
  • AIPD automatisées et portail DSR opérationnel
  • Module registre IA Act en complément du registre RGPD
  • Onboarding simplifié (1 à 2 semaines)
  • Support en français souvent disponible

Limites

  • Documentation technique AI Act parfois simplifiée
  • Risk management IA moins détaillé que les solutions natives
  • Monitoring post-market basique
  • Classification du risque IA parfois manuelle

Pour qui ?

Cabinets de 3 à 15 avocats ayant déjà structuré leur conformité RGPD. Budget : 200 à 500€/mois selon le nombre d’utilisateurs.

Catégorie B : Plateformes AI Governance avec RGPD en add-on

Ces solutions viennent du monde de la data science et de l’IA. Elles excellent sur la gouvernance algorithmique mais traitent le RGPD comme un module complémentaire.

Points forts

  • Risk management IA très complet (biais, robustesse, explicabilité)
  • Documentation technique conforme Annexe IV de l’AI Act
  • Monitoring post-market avancé (drift detection, alertes)
  • Versioning des modèles et datasets
  • Intégrations avec data catalogs et MLOps

Limites

  • Courbe d’apprentissage plus raide
  • Registre RGPD parfois moins ergonomique
  • Portail DSR basique ou absent
  • Nécessite souvent une culture data science dans l’équipe
  • Support en français moins courant

Pour qui ?

Cabinets innovants ou structures juridiques intégrant fortement l’IA dans leurs process (legal tech, contract automation). Budget : 500 à 1500€/mois.

Catégorie C : GRC / ERM complètes (Governance, Risk, Compliance)

Ces plateformes globales couvrent l’ensemble des risques d’entreprise. RGPD et AI Act ne sont que deux modules parmi d’autres (ISO, SOC2, NIS2, DORA).

Points forts

  • Vision holistique de la conformité et des risques
  • Workflows personnalisables par domaine réglementaire
  • Intégration avec outils d’audit et de contrôle interne
  • Tableau de bord consolidé pour la direction
  • Évolutivité pour les cabinets en forte croissance

Limites

  • Temps de mise en place long (3 à 6 mois)
  • Coût élevé (souvent > 2000€/mois)
  • Fonctionnalités RGPD et AI Act noyées dans une interface complexe
  • Nécessite un chef de projet conformité dédié

Pour qui ?

Grands cabinets (50+ avocats) ou structures multi-sites avec des enjeux de gouvernance globale. Budget : 2000 à 5000€/mois.

Tableau : Fonctionnalités RGPD vs AI Act par catégorie

FonctionnalitéCatégorie A (RGPD évolué)Catégorie B (AI Governance)Catégorie C (GRC complet)
Registre RGPD⭐⭐⭐⭐⭐⭐⭐⭐⭐⭐⭐⭐
AIPD automatisée⭐⭐⭐⭐⭐⭐⭐⭐⭐⭐⭐⭐
Registre IA Act⭐⭐⭐⭐⭐⭐⭐⭐⭐⭐⭐⭐⭐
Classification risque IA⭐⭐⭐⭐⭐⭐⭐⭐⭐⭐⭐⭐
Documentation technique Annexe IV⭐⭐⭐⭐⭐⭐⭐⭐⭐⭐⭐⭐
Monitoring post-market⭐⭐⭐⭐⭐⭐⭐⭐⭐⭐
Hébergement France/UE⭐⭐⭐⭐⭐⭐⭐⭐⭐⭐⭐
Support en français⭐⭐⭐⭐⭐⭐⭐⭐⭐⭐⭐

L’approche Optimum IA : sur-mesure et pragmatique

Contrairement aux solutions standardisées, Optimum IA adopte une logique de conseil avant l’outil. Nous analysons d’abord vos processus existants, vos systèmes IA déployés, et votre niveau de maturité RGPD.

Notre méthodologie en 4 étapes :

  1. Audit de conformité (RGPD + AI Act) : état des lieux complet en 2 semaines
  2. Sélection de l’outil adapté à votre profil (catégorie A, B ou C selon vos besoins)
  3. Configuration sur-mesure : intégration avec votre CRM avocat, vos workflows, votre GED
  4. Formation et accompagnement : vos équipes autonomes en 1 mois

Nous travaillons avec plusieurs éditeurs de logiciel de conformité RGPD IA Act et recommandons celui qui correspond vraiment à votre contexte. Pas de commission, pas de lock-in : notre rôle est de vous faire gagner du temps.

En savoir plus sur notre approche : www.optimumia.fr.


📌 À RETENIR : Le marché se divise en 3 catégories : outils RGPD évolués (simples, onboarding rapide), plateformes AI Governance (puissantes sur le risk management IA), et GRC complètes (vision holistique, coût élevé). Optimum IA vous aide à choisir la solution adaptée à votre profil, sans biais commercial.


🔹 Planning de mise en conformité 2025–2026 (AI Act + RGPD unifié)

Le calendrier de l’AI Act impose des échéances strictes. Un planning structuré évite les précipitations et les oublis coûteux. Voici une roadmap trimestrielle pour aligner RGPD et AI Act.

2025 : Année de structuration

Q1 2025 (Janvier – Mars) : Inventaire et classification

Cette phase pose les fondations. Recensez tous vos systèmes IA actuels et futurs.

  • Cartographier les IA déployées (chatbots, assistants juridiques, outils de recherche documentaire)
  • Classifier chaque système selon l’annexe III de l’AI Act (risque minimal, limité, élevé, inacceptable)
  • Identifier les traitements de données personnelles associés
  • Établir la matrice de correspondance RGPD ↔ AI Act pour chaque système

Livrable : Registre IA Act v1.0 + Matrice de risque consolidée

Q2 2025 (Avril – Juin) : Risk management et documentation

Le cœur de la conformité AI Act se construit ici. Ne négligez pas cette phase.

  • Réaliser l’analyse de risque pour chaque IA à haut risque (article 9)
  • Documenter les données d’entraînement : provenance, licences, représentativité
  • Rédiger la documentation technique préliminaire (Annexe IV)
  • Définir les points de supervision humaine dans les workflows
  • Établir les procédures de monitoring post-market

Livrable : Documentation technique v1.0 + Risk assessment reports

Q3 2025 (Juillet – Septembre) : Intégration opérationnelle

Passez de la théorie à la pratique. Implémentez les contrôles dans vos processus.

  • Déployer les mécanismes de supervision humaine
  • Activer la journalisation des décisions automatisées
  • Former les équipes aux procédures de contrôle IA
  • Tester les alertes de dérive de performance
  • Mettre à jour le registre RGPD avec les nouveaux traitements IA

Livrable : Procédures opérationnelles formalisées + Dashboards de monitoring

Q4 2025 (Octobre – Décembre) : Pré-audit et alignement

Vérifiez votre conformité avant les contrôles officiels de 2026.

  • Réaliser un audit interne RGPD + AI Act
  • Corriger les non-conformités identifiées
  • Finaliser la documentation technique pour les IA à haut risque
  • Préparer le dossier pour le marquage CE (si applicable)
  • Synchroniser registre RGPD et registre IA dans votre logiciel de conformité RGPD IA Act

Livrable : Rapport de pré-audit + Plan de remédiation

2026 : Année de consolidation et certification

Q1 2026 (Janvier – Mars) : Finalisation du dossier technique

Les autorités nationales commencent leurs contrôles. Soyez prêt.

  • Compléter l’Annexe IV pour chaque IA à haut risque
  • Documenter les tests de robustesse et de sécurité
  • Valider la conformité des données d’entraînement (licences, RGPD)
  • Préparer les preuves de supervision humaine (logs, procédures)

Livrable : Dossier technique finalisé par système IA

Q2 2026 (Avril – Juin) : Marquage CE (si haut risque)

Pour les IA à haut risque, le marquage CE devient obligatoire.

  • Choisir un organisme notifié (si évaluation par tiers requise)
  • Soumettre le dossier technique et l’évaluation de conformité
  • Obtenir le certificat CE
  • Apposer le marquage CE sur le système

Livrable : Certificat CE + Documentation de conformité

Q3 2026 (Juillet – Septembre) : Enregistrement base UE

Les IA à haut risque doivent être enregistrées dans la base européenne.

  • Créer un compte sur le portail d’enregistrement européen
  • Soumettre les informations requises pour chaque système
  • Obtenir le numéro d’enregistrement unique
  • Mettre à jour votre registre IA Act avec les numéros UE

Livrable : Certificats d’enregistrement UE

Q4 2026 (Octobre – Décembre) : Monitoring continu et amélioration

La conformité n’est jamais figée. Installez un processus d’amélioration continue.

  • Évaluer trimestriellement les performances des systèmes IA
  • Mettre à jour la documentation technique en cas de modification
  • Analyser les incidents et quasi-incidents
  • Former en continu les équipes aux évolutions réglementaires
  • Préparer le rapport annuel de conformité

Livrable : Rapport annuel de conformité 2026 + Roadmap 2027

Timeline visuelle : les jalons clés

2025
├─ Q1 → Inventaire IA + Classification risque
├─ Q2 → Risk management + Doc technique draft
├─ Q3 → Supervision humaine + Logging opérationnel
└─ Q4 → Pré-audit + Alignement RGPD/IA

2026
├─ Q1 → Finalisation Annexe IV
├─ Q2 → Marquage CE (haut risque)
├─ Q3 → Enregistrement base UE
└─ Q4 → Monitoring continu

📌 À RETENIRLe planning 2025-2026 structure la mise en conformité AI Act en 8 trimestres : inventaire (Q1 2025), documentation technique (Q2-Q4 2025), marquage CE et enregistrement UE (Q2-Q3 2026), monitoring continu (Q4 2026). Un logiciel de conformité RGPD IA Act automatise 70% des tâches documentaires.


🔹 Documentation AI Act : checklist détaillée (Annexe IV)

L’Annexe IV de l’AI Act définit la documentation technique obligatoire pour les systèmes à haut risque. Cette checklist structure votre dossier de conformité.

1. Description générale du système IA

Commencez par une vue d’ensemble claire du système.

  • Nom commercial et version du système
  • Finalité : à quel problème juridique le système répond-il ?
  • Utilisateurs finaux : qui interagit avec le système (avocats, assistants, clients) ?
  • Contexte de déploiement : interne au cabinet, SaaS pour clients, ou hybride ?
  • Date de mise en service et historique des versions majeures

2. Architecture technique et modèles

Documentez la structure technique du système.

  • Schéma d’architecture (inputs → traitement → outputs)
  • Modèles IA utilisés : LLM (ex: GPT, Claude, Mistral), NLP, machine learning classique ?
  • Fournisseur des modèles : développement interne, API tierce, fine-tuning ?
  • Infrastructure : cloud (AWS, Azure, GCP, OVH), on-premise, ou hybride ?
  • Langages et frameworks : Python, TensorFlow, PyTorch, LangChain, etc.

3. Données : entraînement, validation, test

Les données constituent le socle de la conformité AI Act et RGPD.

Provenance et licences

  • Sources des datasets : données propriétaires, open source, achetées ?
  • Licences d’usage : Creative Commons, commerciales, scraping autorisé ?
  • Conformité RGPD : consentement obtenu ? Base légale documentée ?
  • Anonymisation : données pseudonymisées ou anonymisées ?

Qualité et représentativité

  • Volume : nombre d’exemples dans le dataset d’entraînement
  • Équilibre : distribution des classes (ex: types de contrats, domaines juridiques)
  • Représentativité : le dataset couvre-t-il tous les cas d’usage prévus ?
  • Biais identifiés : sur-représentation ou sous-représentation de certaines catégories ?

Gestion et versioning

  • Data catalog : inventaire structuré des datasets
  • Versioning : chaque version de dataset est tracée (Git, DVC, MLflow)
  • Mises à jour : fréquence et procédure de rafraîchissement des données
  • Archivage : durée de conservation et modalités de suppression

4. Risk management (Article 9)

L’analyse de risque est le pilier de l’AI Act.

Identification des risques

  • Risques techniques : biais algorithmiques, erreurs de prédiction, manque de robustesse
  • Risques opérationnels : supervision humaine insuffisante, formation inadéquate des utilisateurs
  • Risques juridiques : violation RGPD, responsabilité professionnelle
  • Risques réputationnels : perte de confiance des clients, bad buzz

Mesures d’atténuation

  • Contrôles préventifs : validation humaine, seuils de confiance, alertes automatiques
  • Contrôles détectifs : monitoring des performances, détection de drift
  • Procédures correctives : procédure d’incident, rollback de version
  • Tests de robustesse : scénarios adverses, edge cases, stress tests

Suivi et revue

  • Fréquence de revue : mensuelle, trimestrielle, annuelle ?
  • Responsable : DPO, RSSI, chef de projet IA ?
  • Mise à jour du risk assessment en cas de modification du système

5. Supervision humaine (Human oversight)

Formalisez les mécanismes de contrôle humain.

Points de contrôle

  • Inputs : validation des requêtes avant traitement IA
  • Outputs : validation des résultats avant transmission au client
  • Décisions critiques : intervention humaine obligatoire pour certains cas (ex: litiges >50k€)

Formation des superviseurs

  • Programme de formation : comprendre le fonctionnement du système, ses limites, ses biais
  • Fréquence : formation initiale + recyclage annuel
  • Évaluation : tests de compétence des superviseurs

Traçabilité

  • Logs d’intervention : qui a validé quoi, quand, et pourquoi ?
  • Durée de conservation : 10 ans pour les IA à haut risque
  • Accessibilité : logs consultables par les auditeurs

6. Logs et monitoring post-market

Le suivi en conditions réelles garantit la conformité continue.

Logs des décisions

  • Contenu : inputs, outputs, métadonnées (date, utilisateur, contexte)
  • Format : JSON structuré pour faciliter l’analyse
  • Chiffrement : protection des données sensibles dans les logs
  • Conservation : 10 ans minimum pour les IA à haut risque

Monitoring des performances

  • Métriques : précision, recall, F1-score, temps de réponse
  • Alertes : dérive de performance, augmentation du taux d’erreur
  • Dashboard : suivi en temps réel accessible aux responsables
  • Rapports : synthèse mensuelle des performances

Gestion des incidents

  • Procédure de détection : alertes automatiques + remontées utilisateurs
  • Procédure de traitement : investigation, correction, communication
  • Registre des incidents : description, impact, actions correctives
  • Notification : autorités nationales si incident grave

7. Conformité, normes et marquage CE

Documentez les preuves de conformité réglementaire.

Conformité AI Act

  • Classification du risque : justification de la catégorie (minimal, limité, élevé)
  • Évaluation de conformité : auto-évaluation ou évaluation par tiers (organisme notifié) ?
  • Annexe IV complète : tous les champs renseignés
  • Enregistrement UE : numéro d’enregistrement obtenu (si haut risque)

Conformité RGPD

  • Base légale : consentement, intérêt légitime, contrat, obligation légale ?
  • AIPD : réalisée pour les traitements à risque élevé
  • Sous-traitance : DPA (Data Processing Agreement) signés avec les fournisseurs
  • Transferts hors UE : clauses contractuelles types ou mécanisme équivalent

Normes techniques

  • ISO 42001 (AI Management System) : certification en cours ou obtenue ?
  • ISO 27001 (Sécurité de l’information) : applicable à l’infrastructure
  • EN 301 549 (Accessibilité) : si le système est utilisé par le public

Marquage CE

  • Dossier technique : compilation de l’Annexe IV + preuves de conformité
  • Certificat CE : obtenu auprès de l’organisme notifié (si applicable)
  • Déclaration UE de conformité : document signé par le responsable légal
  • Notice d’utilisation : instructions claires pour les utilisateurs finaux

📌 À RETENIRLa documentation AI Act (Annexe IV) couvre 7 blocs : description du système, architecture, données (provenance, qualité, biais), risk management, supervision humaine, logs et monitoring, conformité (CE, RGPD, normes). Un logiciel de conformité RGPD IA Act pré-structure ces champs pour gagner 60% de temps.


🔹 Volet données : sections et exemples prêts à documenter

Les données d’entraînement conditionnent la performance et la conformité de vos systèmes IA. Cette section détaille comment documenter chaque aspect du cycle de vie des données.

1. Datasets : inventaire et description

Créez un catalogue structuré de tous vos datasets.

Fiche type de dataset

Nom du dataset : [Ex: Base jurisprudence CNIL 2020-2024]
Description : Ensemble de décisions de la CNIL relatives aux violations RGPD
Volume : 1 247 décisions
Format : PDF + métadonnées JSON
Langue : Français
Date de création : 15/01/2024
Dernière mise à jour : 30/11/2024
Propriétaire : Cabinet XYZ / Service conformité

2. Provenance et licences

Tracez l’origine de chaque donnée et vérifiez la conformité juridique.

Checklist de provenance

  • Source primaire : site officiel CNIL, base Légifrance, achats de données ?
  • Mode d’acquisition : API, scraping autorisé, achat de licence, don ?
  • Licence d’usage : open data, Creative Commons BY-SA, usage commercial autorisé ?
  • Droits d’auteur : données publiques, ou accord du titulaire des droits ?
  • Conditions d’utilisation : restrictions géographiques, sectorielles, temporelles ?

Exemple de documentation

Dataset : Décisions CNIL
Provenance : data.gouv.fr (portail open data)
Licence : Licence Ouverte / Open License 2.0
Usage autorisé : Commercial et non-commercial
Restrictions : Aucune
Date d'extraction : 15/01/2024
URL source : https://www.data.gouv.fr/fr/datasets/deliberations-de-la-cnil/

3. Qualité et représentativité

Évaluez la pertinence de vos données pour l’usage prévu.

Critères de qualité

  • Complétude : % de champs renseignés (objectif : >95%)
  • Cohérence : absence de contradictions internes
  • Actualité : données récentes vs obsolètes
  • Précision : taux d’erreurs de saisie ou d’OCR

Évaluation de représentativité

DimensionDistribution idéaleDistribution réelleÉcart
Domaine juridiqueÉquilibré60% RGPD, 20% droit du travail, 20% autresBiais RGPD
Taille d’entrepriseÉquilibré70% PME, 20% ETI, 10% GEBiais PME
RégionÉquilibré50% Île-de-France, 50% autresAcceptable
AnnéeÉquilibré 2020-202480% 2023-2024Biais récent

Actions correctives : enrichir le dataset avec des données 2020-2022, ajouter des cas GE.

4. Identification et atténuation des biais

Les biais algorithmiques peuvent créer des risques juridiques et réputationnels.

Types de biais à surveiller

  • Biais de sélection : certains types de cas sur-représentés (ex: litiges Paris vs Province)
  • Biais temporel : évolution de la jurisprudence non capturée
  • Biais de labellisation : erreurs d’annotation humaine
  • Biais de confirmation : le modèle renforce des stéréotypes existants

Techniques d’atténuation

  • Rééquilibrage : sur-échantillonner les classes sous-représentées
  • Augmentation de données : créer des exemples synthétiques
  • Techniques de fairness : contraintes d’équité dans l’entraînement
  • Tests de robustesse : évaluer le modèle sur des sous-groupes spécifiques

Documentation obligatoire

Biais identifié : Sur-représentation des décisions RGPD (60%)
Impact potentiel : Le modèle pourrait être moins performant sur d'autres domaines
Mesure d'atténuation : Ajout de 300 décisions en droit du travail et droit pénal
Date de correction : 15/02/2025
Responsable : [Nom DPO]

5. Minimisation des données (RGPD)

Collectez uniquement les données nécessaires à la finalité.

Principe de minimisation

  • Nécessité : chaque champ de donnée est-il indispensable ?
  • Proportionnalité : le volume collecté est-il proportionné à l’objectif ?
  • Durée de conservation : suppression dès que la finalité est atteinte

Exemple : anonymisation de jurisprudence

Avant anonymisation :
"Monsieur Jean Dupont, domicilié 15 rue de la Paix à Paris..."

Après anonymisation :
"Monsieur [X], domicilié [adresse] à [ville]..."

Technique : pseudonymisation automatique via NER (Named Entity Recognition)
Vérification : validation manuelle sur échantillon de 100 décisions

6. Sécurité et chiffrement

Protégez vos datasets contre les accès non autorisés.

Mesures de sécurité techniques

  • Chiffrement au repos : AES-256 sur les fichiers stockés
  • Chiffrement en transit : TLS 1.3 pour les transferts
  • Contrôle d’accès : IAM avec permissions granulaires (read, write, delete)
  • Journalisation : logs d’accès aux datasets sensibles
  • Sauvegarde : backup quotidien chiffré, stockage redondant

Mesures organisationnelles

  • Politique de confidentialité : charte signée par tous les utilisateurs
  • Formation : sensibilisation annuelle à la sécurité des données
  • Audit : revue semestrielle des droits d’accès

7. Versioning et traçabilité

Tracez l’évolution de vos datasets pour garantir la reproductibilité.

Système de versioning recommandé

Dataset : Jurisprudence CNIL
v1.0 (15/01/2024) : 1 000 décisions (2020-2023)
v1.1 (15/03/2024) : +147 décisions (Q1 2024)
v2.0 (15/06/2024) : +300 décisions (Q2 2024) + correction biais PME
v2.1 (30/11/2024) : +200 décisions (Q3-Q4 2024)

Outils de versioning

  • Git : pour les datasets textuels (CSV, JSON)
  • DVC (Data Version Control) : pour les datasets volumineux
  • MLflow : pour le suivi des expérimentations et modèles

8. Tests et validation

Validez la qualité de vos données avant entraînement.

Tests de qualité automatiques

  • Complétude : % de valeurs manquantes par champ
  • Unicité : détection de doublons
  • Cohérence : validation des types de données (dates, montants, etc.)
  • Conformité : respect du schéma de données défini

Validation humaine

  • Échantillonnage : vérification manuelle de 100 à 500 exemples
  • Annotation : accord inter-annotateurs >80%
  • Feedback utilisateur : remontées terrain sur la qualité des outputs

📌 À RETENIRLe volet données couvre 8 dimensions : inventaire (catalog), provenance (licences), qualité (représentativité), biais (atténuation), minimisation (RGPD), sécurité (chiffrement), versioning (traçabilité), tests (validation). Un logiciel de conformité RGPD IA Act automatise l’inventaire et le versioning des datasets.


🔹 FAQ complète (RGPD + AI Act)

Cette FAQ répond aux questions les plus fréquentes sur l’articulation RGPD et AI Act.

RGPD vs AI Act : cumul ou doublon ?

Les deux réglementations sont complémentaires, pas redondantes.

Le RGPD protège les données personnelles. L’AI Act encadre les systèmes d’intelligence artificielle. Si votre IA traite des données personnelles (ex: chatbot client, assistant de recherche documentaire), les deux s’appliquent simultanément.

Concrètement :

  • Registre RGPD : recense les traitements de données
  • Registre IA Act : recense les systèmes algorithmiques

Un bon logiciel de conformité RGPD IA Act unifie les deux registres pour éviter la saisie double. Découvrez comment sécurité et confidentialité s’articulent avec l’IA dans les cabinets d’avocats.

Que journaliser et pendant combien de temps ?

Les durées de conservation varient selon la réglementation.

Pour le RGPD :

  • Consentements : 3 ans après la fin du traitement
  • Logs d’accès aux données sensibles : 1 an minimum (recommandation CNIL)
  • Preuves de conformité (AIPD, DPA) : durée du traitement + 5 ans

Pour l’AI Act :

  • Logs de décisions automatisées : 10 ans pour les IA à haut risque
  • Documentation technique : durée de vie du système + 10 ans
  • Rapports d’incidents : 10 ans

Astuce : paramétrez votre outil pour appliquer automatiquement la durée la plus contraignante (10 ans).

Quand enregistrer une IA dans le registre européen ?

Uniquement pour les systèmes IA à haut risque listés dans l’annexe III de l’AI Act.

Exemples de catégories à haut risque :

  • Systèmes de notation ou de classement des personnes
  • IA de gestion et d’exploitation des infrastructures critiques
  • Systèmes de recrutement ou d’évaluation des travailleurs
  • IA d’aide à la décision en matière d’accès aux services essentiels

Pour les avocats : la plupart des assistants juridiques (recherche, rédaction) relèvent du risque limité ou minimal. Ils nécessitent un registre interne mais pas d’enregistrement UE.

Cas particulier : un système qui évalue automatiquement la solvabilité des clients pourrait être considéré à haut risque (scoring).

Le GPAI (General Purpose AI) est-il concerné ?

Oui, les modèles génératifs d’IA (GPT, Claude, Mistral, etc.) sont soumis à des obligations spécifiques.

Si vous utilisez un GPAI en API (ex: OpenAI, Anthropic, Mistral AI) :

  • Vous êtes « déployeur », pas fournisseur
  • Obligations allégées : transparence, supervision humaine, monitoring
  • Pas de marquage CE ni d’enregistrement UE

Si vous développez un GPAI :

  • Obligations renforcées : transparence sur les datasets d’entraînement
  • Publication d’un résumé des contenus utilisés
  • Respect des droits d’auteur (directive Copyright)
  • Tests de robustesse et de sécurité

Comment unifier registre RGPD et registre IA ?

Trois approches sont possibles.

Approche 1 : Deux registres séparés (déconseillé)

  • Risque de doublons et d’incohérences
  • Charge administrative doublée
  • Difficulté à maintenir la synchronisation

Approche 2 : Registre RGPD enrichi

  • Ajouter un champ « IA utilisée ? » dans chaque traitement RGPD
  • Renseigner la classification du risque IA
  • Limites : structure RGPD pas adaptée aux exigences AI Act

Approche 3 : Plateforme unifiée (recommandé)

  • Un logiciel de conformité RGPD IA Act relie automatiquement les deux registres
  • Chaque système IA est associé à un ou plusieurs traitements RGPD
  • Vue consolidée pour les audits

💡 Objection fréquente : « On a déjà un process interne, pourquoi changer ? »

Votre process interne n’est pas automatisé, pas mis à jour en temps réel et ne couvre généralement pas les exigences IA Act qui arrivent. L’outil est pensé pour les futures obligations (évite de refaire tout le travail). Liste comparative disponible : ancien process vs. solution automatisée avec automatisation des documents juridiques.

Exemple :

Traitement RGPD : Gestion des dossiers clients
└─ Système IA lié : Assistant de recherche juridique
   ├─ Classification : Risque limité
   ├─ Données : Jurisprudence, doctrine
   └─ Supervision : Validation humaine obligatoire

Un cabinet de 3 avocats doit-il désigner un DPO ?

Non, sauf exception.

Le RGPD n’impose pas de DPO aux petits cabinets, sauf si :

  • Traitement à grande échelle de données sensibles (santé, données pénales)
  • Suivi régulier et systématique des personnes à grande échelle (profilage)

Conseil : même sans obligation, un « référent conformité » interne simplifie la gestion RGPD + AI Act. Optimum IA propose des formations pour que l’un de vos associés ou collaborateurs assume ce rôle.

Quelles sanctions en cas de non-conformité AI Act ?

Les amendes de l’AI Act sont plus élevées que celles du RGPD.

ViolationSanction maximale
Interdiction d’IA (art. 5)35M€ ou 7% CA mondial
Non-conformité IA haut risque15M€ ou 3% CA mondial
Informations incorrectes aux autorités7,5M€ ou 1,5% CA mondial

À titre de comparaison, le RGPD plafonne à 20M€ ou 4% CA mondial.

Conclusion : le coût de la non-conformité AI Act peut dépasser celui du RGPD.

Puis-je utiliser ChatGPT dans mon cabinet ?

Oui, mais avec précautions.

Obligations RGPD :

  • Vérifier le DPA (Data Processing Agreement) d’OpenAI
  • Ne pas saisir de données confidentielles clients sans pseudonymisation
  • Informer les clients si leurs données sont traitées via IA
  • Vérifier le lieu d’hébergement (transfert hors UE)

Obligations AI Act :

  • Classer l’usage (généralement « risque limité »)
  • Documenter dans le registre IA
  • Mettre en place une supervision humaine (validation des outputs)
  • Informer les destinataires que le contenu est généré par IA (transparence)

Alternative souveraine : Mistral AI (français, hébergement UE) offre une conformité RGPD simplifiée.

Combien coûte la mise en conformité RGPD + AI Act ?

Le budget varie selon la taille du cabinet et le niveau de maturité.

Cabinet 1-5 avocats :

  • Logiciel conformité : 200 à 500€/mois
  • Accompagnement initial : 2 000 à 5 000€ (audit + paramétrage)
  • Formation équipe : 500 à 1 000€
  • Total première année : 5 000 à 10 000€

Cabinet 5-20 avocats :

  • Logiciel conformité : 500 à 1 500€/mois
  • Accompagnement initial : 5 000 à 15 000€
  • Formation équipe : 1 000 à 2 000€
  • Total première année : 12 000 à 30 000€

À comparer avec le coût d’une sanction : une amende CNIL démarre à 10 000€, une amende AI Act à plusieurs dizaines de milliers d’euros.


📌 À RETENIRRGPD et AI Act se cumulent dès qu’une IA traite des données personnelles. Les durées de journalisation varient (3 ans RGPD, 10 ans AI Act pour haut risque). L’enregistrement UE ne concerne que les IA à haut risque. Un logiciel de conformité RGPD IA Act unifie les deux registres et automatise les durées de conservation.


🔹 Transformez votre conformité en avantage concurrentiel

La conformité RGPD et AI Act ne doit pas être perçue comme une contrainte. Au contraire, elle devient un argument commercial face à des clients de plus en plus sensibles à la protection de leurs données.

Les cabinets conformes bénéficient de quatre avantages :

  1. Sécurisation juridique : réduction du risque de sanctions CNIL et autorités AI Act
  2. Différenciation commerciale : labellisation « Cabinet conformé IA Act » sur votre site web
  3. Efficacité opérationnelle : automatisation de 70% des tâches de conformité via un outil unifié
  4. Sérénité d’esprit : audits simplifiés, documentation à jour en continu

💡 Objection fréquente : « J’ai peur que ça ajoute du travail au lieu d’en enlever. »

Le logiciel remplace les tâches chronophages (fiches de traitement, analyses, registres, rapports IA…). Vous ne faites plus que valider en 1 clic. Démonstration avant/après : 45 min → 3 min par fiche. Démo filmée d’une génération automatique disponible.

Optimum IA accompagne les cabinets d’avocats dans cette transition.

Notre approche en 3 étapes :

Audit gratuit RGPD + AI Act (durée : 1h30, sans engagement)

  • Cartographie de vos IA existantes
  • Évaluation de votre maturité RGPD
  • Identification des risques prioritaires

Sélection de l’outil adapté à votre profil

  • Comparatif neutre des solutions du marché
  • Accompagnement dans le choix (catégorie A, B ou C selon vos besoins)
  • Négociation des tarifs éditeurs

Déploiement clé en main

  • Configuration du registre RGPD et registre IA
  • Formation de vos équipes (2 demi-journées)
  • Support continu pendant 3 mois

💡 Objection fréquente : « Et si on n’arrive pas à s’en servir ? »

Vous êtes accompagné : onboarding personnalisé, support par chat, modèles déjà prêts. Vous n’êtes jamais seul face à l’outil. Vidéo d’onboarding + offre de support illimité. Témoignages clients disponibles sur la facilité d’usage.

💡 Objection fréquente : « On a peur de dépendre d’un logiciel externe. »

Vous gardez toujours le contrôle : export complet possible à tout moment, documents stockés en local, et aucune dépendance technique. Le logiciel vous sert d’assistant, pas de point unique de vérité. Démo d’un export complet disponible sur demande.

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Les contrôles AI Act démarrent en 2026. Les premiers cabinets audités seront ceux ayant communiqué publiquement sur leur usage de l’IA. Ne prenez pas de risque.

💡 Objection fréquente : « J’ai peur que ce ne soit pas vraiment conforme juridiquement. »

Le logiciel est basé sur les obligations officielles (CNIL + IA Act) avec mises à jour automatiques. Aucun document n’est généré sans base légale. Référence aux textes officiels + capture des templates conformes. Validation par experts juridiques garantie.

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